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Sa deuxième année, tellement de premières fois

Lorsque Nana a soufflé sa première bougie, mes parents nous ont dit : « vous allez voir, la deuxième année est vraiment la plus riche en nouveautés et en découvertes ».

Quoi ? Est-ce que cette deuxième année peut vraiment être plus magique, plus remplie, plus folle que la première ? On a vécu tellement de grands moments en une année, forts, émouvants.

Et pourtant…

Pourtant, cette deuxième année, on l’a à peine vue passer tellement elle a été incroyable. Et ils avaient raison : des premières fois, il y en a eu beaucoup, vraiment.

cette année, je vais vous en faire voir de toutes les couleurs, promis !
cette année, je vais vous en faire voir de toutes les couleurs, promis !

Les premiers pas. Officiellement, comme je suis rien qu’une Maman un peu gaga et en admiration devant sa fille, j’aime dire que Nana a fait ses premiers pas quelques jours avant ses 1 ans. Et c’est vrai, 2 jours avant, pour être précise. Mais c’est vraiment pendant ce treizième mois qu’elle a réellement appris à marcher. Les premiers petits pas, hésitants, maladroits mais décidés. Trois, puis 5. Puis quelques mètres, et finalement la traversée du salon. Nous, tellement fiers de voir notre bébé se lancer, comme une grande, et partir à la découverte de son univers debout sur ses petites guibolles.

Avec les premiers pas, bien sûr, les premières gamelles. Celles de rien du tout, et celles qui nous ont fait un peu sursauter. Mais jamais ça ne l’a arrêtée, et à chaque fois elle s’est relevée toute seule, sans demander notre aide et sans pleurs. Encore si petite et déjà tellement indépendante.

Les premières dents douloureuses. Chez nous, les dents ont commencé à pousser très tard, et les deux premières sont sorties sans se faire remarquer, sans une rougeur, sans un pleur. Ravis, on était persuadé que c’était dans la poche : les douleurs de dents, ça ne serait pas pour nous ! Huhu… Les deux suivantes nous ont rapidement remis les pieds sur terre. Joues écarlates, gencives gonflées, hurlements stridents à toute heure du jour et de la nuit (surtout de la nuit en fait). Et autant dire que ces petites incisives, c’était du pipi de belette comparées aux grosses molaires bien balèzes du fond. Et évidemment, fidèle à elle-même, Nana a décidé de se la jouer warrior : pas question de petites quenottes qui sortent par paquets de deux ou quatre, non, ça serait trop facile. Nana préfère sortir ses dents une par une. Et sans anneau de dentition (balancé violemment au travers du salon) ou autre gel pour les gencives (recraché avec dégoût après avoir manqué de bouffer la main du gentil parent ayant tenté l’application). Tout ça, c’est pour les faibles.

Le premier lit de grande, à 15 mois. Alors soyons clairs : si ça n’avait tenu qu’à nous, Nana serait toujours dans un joli petit lit à barreaux, avec un beau mobile qui fait de la musique. Sauf que le beau mobile a été littéralement arraché dès que Nana a été en mesure d’atteindre les choupies petites peluches, et que le lit de bébé, ben c’est trop naze tu comprends. Du coup, à 15 mois, elle a décidé d’escalader les barreaux de son lit (mais oui, baissé au maximum et sans rien dedans pour prendre appui, que crois-tu ?) pour s’extraire de ce truc de looser, rien que pour les bébés. S’en sont suivies quelques gamelles bien senties (parce que c’est bien beau d’escalader, mais une fois arrivée en haut, la descente s’avère souvent un peu plus périlleuse), un frein coupé et une bouche en sang, et quelques jolis bleus un peu partout. N’ayant pas particulièrement envie que notre chère progéniture finisse aux urgences à cause d’un pauvre lit à barreaux, nous avons fait l’acquisition d’un siouperbe lit de grande. Qui l’a rendue fière comme un pou. Et a été synonyme pour nous de longues négociations à l’heure de la sieste (« Non mais tu vois Nana, là c’est l’heure de dormir, et pas du tout de jouer à la dînette ou de renverser tous les livres de la bibliothèque et te vautrer joyeusement dedans dès qu’on a fermé la porte de la chambre ») et de réveils très matinaux à coups de petits doigts enfoncés dans les yeux.

Les premiers bisous qui pètent.

Et les premiers vrais câlins avec les bras qui serrent le cou.

Le premier vrai voyage à l’étranger, 15 jours en Crète au mois d’août. Un voyage parfait, si on excepte le premier voyage en avion bien sûr.

Et du coup, le premier bain de mer. Même si le plus chouette, c’est quand même de poser ses fesses dans le sable, juste là où les vagues vont et viennent, et de se marrer pendant de très longues minutes, en regardant ses petits pieds s’enfoncer dans le sable.

bain de mer Crète

Les premières frites, Kinder, nuggets et autres Nutella. Qui d’après nos grands principes auraient dû attendre deux années de plus, facile. Mais c’est tellement bon quand même…

Les premiers cauchemars. Des cris stridents, au milieu de la nuit. On se précipite dans la chambre, et on retrouve une Nana dressée sur son lit, complètement terrorisée. Parce qu’il y avait des cochons partout autour d’elle. Sous le lit, sous la couette, derrière les rideaux, dans sa petite cuisine, ils étaient partout, les pourris. Depuis, il y a certains soirs où avant de se coucher, on prend le temps de mettre dehors tous les cochons qui se cachent dans la chambre, avec des « va t’en » autoritaires et des mains qui tapent. Et aussi les loups et les hiboux. Va savoir…

Le premier « Je t’aime ». Et les premiers « Je t’aime boucoup boucoup ».

Le premier pipi au pot. Accompagné de moults « bravos », applaudissements à tout rompre et danses du pipi. L’important, c’est de toujours rester dans la mesure et de ne pas porter aux nues le divin pipi, tout le monde le sait.

Le premier dessin. Avec des crayons gras, c’est pas mal, mais ça ne vaut quand même pas la peinture à doigts, véritable attraction s’il en est : Maman met 10 minutes à tout préparer, enfile à Nana son plus beau tablier en plastoc vraiment trop classy, on sort quelques feuilles, on ouvre les peintures… Nana patouille, en colle un peu sur la feuille de dessin, beaucoup sur le tablier, énormément sur la table et le carrelage. 3 minutes plus tard, les pots de peinture ne l’intéressent plus trop, étant donné qu’à la place de 4 jolis pots jaune, bleu, vert et rouge, elle a maintenant 4 pots identiques marron-caca-d’oie-un-peu-burb.

Alors, tu la sens là l'artiste en devenir ?
Alors, tu la sens là l’artiste en devenir ?

Les premiers repas pris toute seule, avec une petite cuillère. Et un salon redécoré 3 fois par jour.

Le premier passage aux urgences. Alors sache que se mettre debout dans un berceau pour poupon n’est pas chaudement recommandé, et risque d’occasionner une chute en arrière et une violente collision de l’arrière de la tête avec un coin de la petite cuisine. La tête, ça saigne beaucoup. Vraiment beaucoup. On file aux urgences, les médecins constatent une jolie plaie, un peu de produit anesthésiant, un médecin qui lui tient la tête, un masque que je dois coller sur sa bouche, ses petits yeux écarquillés qui me regardent sans trop comprendre, l’air de dire « mais pourquoi est-ce que tu me fais ça Maman ? ». Et le bruit insoutenable des trois agrafes qui s’enfoncent dans sa peau si délicate. Une Nana tellement courageuse, un Papa qui assure, et une Maman effondrée et en larmes. Nana a pleuré dans la voiture, sur le chemin du retour, parce qu’on n’a pas voulu qu’elle mange en entier le gros Papa-Noël en chocolat que l’infirmière lui avait donné en partant.

Les premières vacances toute seule, loin de nous. Une semaine en juin avec Mamie, à la campagne, et une en septembre avec Papi et Mamie à Benodet, en Bretagne. Des grands-parents et une Nana ravis. Je ne peux pas en dire autant, il est clair que c’est pour moi que ça a été le plus difficile : la voir s’éloigner dans la voiture les yeux pleins de larmes, et trouver la maison tellement vide pendant une semaine…

plage bénodet
Petites vacances à Bénodet, loin de Papa et Maman. Elle est pas belle la vie ?

Le premier cadeau de fête des Mamans. Et une petite larme de bonheur versée.

L'Homme a un peu fait la gueule quand j'ai pleuré devant mon petit tableau alors que je ne m'étais pas positivement extasiée devant son chouette cadeau...
L’Homme a un peu fait la gueule quand j’ai pleuré devant mon petit tableau alors que je ne m’étais pas positivement extasiée devant son chouette cadeau…

J’en oublie, sans doute. Mais cette deuxième année a été tellement belle, tellement forte et tellement remplie de bons moments, que j’ai hâte de découvrir toutes les belles choses (ou un peu moins belles) que nous réservent la troisième !

Et toi, quels sont tes meilleurs souvenirs des premières fois de tes grumeaux ?

 

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4 Comments

  • Reply Ma Breizh Family

    Ohlala ! Le miens atteins 19 mois bientôt et j’ai l’impression que c’est nous en te lisant…que de 1ère fois et que d’émotions !

    17 mai 2014 at 0 h 16 min
    • Reply Marie DiaboloCitron

      Que d’émotions, comme tu dis ! J’espère que la troisième nous reserve autant de moments magiques !

      18 mai 2014 at 14 h 07 min
    • Reply Viki

      I’m glad you reviewed the Sugar Ray album, and I’m happy you admitted being a fan at one time. I was a fan of their &#mdo0;Le82na2e and Brownies” era material and of much of their later work, and I’m not afraid to admit it! lol. Sometimes it’s good to listen to some carefree tunes. I figured their latest release wouldn’t be mind blowing but it would serve the fans well.

      15 novembre 2016 at 6 h 10 min
  • Reply Ice

    It’s a pluresae to find someone who can identify the issues so clearly

    15 novembre 2016 at 8 h 15 min
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