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Le jour où nous sommes devenus une famille #1

On vient tout juste de fêter les deux ans de Nana, et aujourd’hui, c’est un autre anniversaire, plus symbolique. Celui du jour où nous sommes devenus une famille.

Alors évidemment, c’est bien le jour de la naissance de Nana, ce 11 mai 2012 que nous avons officiellement formé une famille. Mais pour moi, notre vie de famille, la grande et belle aventure à 3, elle a commencé pour de bon 10 jours plus tard. Le jour où l’on est sorti de la maternité et du service de néonat pour rentrer enfin tous les 3 à la maison. Chez nous.

Sans titre

Je n’ai pas envie, dans cet article, d’être pessimiste, démoralisante, de dresser un horrible tableau de l’accouchement. Personne n’a besoin de ça et je n’en vois pas l’intérêt. Par contre, j’ai vraiment envie, et peut-être même un peu besoin, deux ans plus tard, de faire le récit de mon accouchement, de raconter mon histoire, la nôtre.

Et la vie est faite d’une multitude de petits détails qui ont fait que pour moi, l’accouchement et les jours qui ont suivi n’ont pas franchement été une partie de plaisir, c’est le moins que l’on puisse dire. Encore aujourd’hui, j’en garde un souvenir douloureux.

Il paraît que pour beaucoup de femmes, l’accouchement est le plus beau jour de leur vie. Moi, je serais plutôt du côté de Florence Foresti, « Certaines femmes disent que le jour de l’accouchement est le plus beau de leur vie. Je me demande à quoi ressemblent les autres jours de leur vie! »

Il paraît qu’une fois l’accouchement passé, il ne reste plus que les belles choses, les bons souvenirs : ce n’est pas mon cas. Chaque détail, chaque seconde, les plus belles comme les plus difficiles, sont profondément ancrés en moi.

Alors si tu es sur le point d’accoucher, si tu essaie de tomber enceinte et que pour toi l’accouchement est plein de guimauve, de paillettes et de Bisounours, si t’es rien qu’un papa flippé du futur accouchement de sa douce, libre à toi de me quitter ici et de fermer mon blog. Ou non, plutôt d’aller faire un tour sur les autres pages, y’a plein de trucs chouettes tu sais ! Ici, il va y avoir des larmes, du sang et du vomi, je t’aurais prévenu ! Bienvenue à mon accouchement !

Une grossesse idyllique… ou pas

Pour commencer, il est utile de préciser que ma grossesse a été longue, vraiment très longue. Etant donné que j’ai été arrêtée deux mois après être tombée enceinte que la petite crevette, notre mini-nous, ce soit installée dans mon bidon (c’est comme ça qu’on dit quand on est une primipare fraîchement enceinte). Parce que visiblement, ma squatteuse avait déjà décidé de se faire remarquer et ne supportait pas la voiture. Ce qui s’est avéré être assez incompatible avec les 50 bornes nécessaires pour me rendre à mon boulot (et autant pour rentrer, tu l’auras compris). Du coup, après moults décollements, visites chez la « gygy » (qui ressemblaient en gros à « mais c’est souvent que vous avez beaucoup de contractions comme maintenant ? »,  » Ah bon, j’ai des contractions là maintenant tout de suite ? »), j’ai été arrêtée, interdiction de prendre la voiture, « mais sinon vous pouvez vivre normalement hein ».

7 mois à déprimer à moitié (ou même un peu plus en fait), à faire du gras dans le canapé en regardant des séries (tu peux y aller, je suis incollable), 16 bons kilos sur la balance, mais le petit grumeau ne semble pas pressée de sortir…

Et ce qui est terrible dans la fin de grossesse, c’est qu’à 8 mois et un jour, tout le monde (tata Chantal, le boucher, ta voisine Bernadette Bolos, tout le monde je te dis)  y va de son petit couplet « Ah, ben c’est presque fini ! Tu sais ce qu’on dit, à partir de maintenant elle peut arriver à n’importe quel moment ! » Ah ça, j’avais bien compris le message : j’étais dans les starting bocks, prête à faire feu, trépignant devant la porte mon sac de maternité à la main, guettant la moindre petite contraction.

Sauf qu’à quelques jours du grand jour, le 8 mai, rien. Le néant. Le vide intersidéral. Et mon téléphone que j’aurais bouffé qui sonnait 20 fois par jour, « alors, toujours là ? 😉 ». J’ai passé des heures sur Doctissitruc et Auféminuche, grands pourvoyeurs de solutions à chacun de tes problèmes, et j’ai tout essayé : les longues heures de marche, les kilomètres en voiture sur les routes cabossées, la méthode italienne, le ménage en veux tu en voilà, les vitres de la maison n’ont jamais été aussi brillantes. Et aussi manger de l’ananas, boire des infusions à base de feuilles de framboiser et de sauge, et me masser les tétons, pour te dire à quel point j’étais désespérée.

Après beaucoup de visites chez la sage-femme et autant d’engueulades, parce que bon Dieu, qu’est-ce que vous grossissez Madame, vous trouvez ça normal de prendre 1 kilo tous les 2 jours ? Je lui aurais bien expliqué qu’à force de me faire chier comme un rat mort à la maison, j’avais tendance à me ruer sur le Nutella et les rochers Suchard. Je lui ai dit que c’était sans doute la rétention d’eau (et mes petits petons tout boudinés en étaient la preuve criante). J’ai eu droit à deux décollements des membranes, même pas mal. Non, je déconne, c’est carrément §§/!%^^#&!?!! Ces décollements devaient avoir pour effet d’accélérer le début du travail, ils ont eu pour effet rien du tout.

Je vais donc me coucher le 10 mai au soir, m’installe dans le lit grâcieusement telle un veau de mer échoué. J’ai encore rendez-vous demain matin à l’hôpital, et quoi qu’il arrive, je serai déclenchée le 12 : la fin du chemin est toute proche. Et elle l’était même plus que je ne le pensais…

Le jour J, enfin

J’ai passé une très mauvaise nuit. Je veux dire pire que d’habitude. Les contractions étaient vraiment fortes et douloureuses, mais ça, ça n’était pas franchement une nouveauté. Et comme elles n’étaient pas foutues de se suivre à intervalles réguliers, les pourries, pas d’inquiétude.

6h : Là j’ai vraiment, vraiment mal. Mais j’ai rendez-vous avec ma sage-femme dans 2 heures, je ne vais quand même pas faire ma chochotte maintenant. Et puis de toutes façons, ces foutues contractions sont toujours aussi anarchiques.

8h : Il faut seulement 5 minutes en voiture pour aller de chez nous jusqu’à l’hôpital. Donc, très sûre de moi, je dis à l’Homme qu’il peut aller au boulot tranquille, pas la peine de s’affoler, je peux conduire sans problème #Callmeboulet.

Arrivée sur le parking de l’hôpital, je me tords de douleur, et je peine à arriver jusqu’au bureau de l’examen. Je salue ma sage-femme en grimaçant, et elle me donne un petit flacon pour que je pisse dedans une soixante-douzième fois. Sauf que cette fois, je ressors des toilettes avec un petit flacon plein de sang. Elle me demande si j’ai mal. Huhu, non, penses-tu… Mais tu vois pas que j’en chie grognasse !!!! Elle me passe un savon pour être venue toute seule en voiture. Merci, c’est exactement ce dont j’avais besoin à cet instant. Et elle m’expédie directement au service des naissances. Je suis complètement déboussolée, les plans, c’était que le grumeau sorte demain, elle le sait ça ?? Moi je ne suis pas si prête que ça finalement…

On m’installe dans une petite pièce pour m’examiner. Les contractions sont de plus en plus douloureuses, mais toujours aussi irrégulières. Ma sage-femme me confirme que le travail a bien commencé. Et que je suis dilatée à 2. Ok, 2, et j’ai déjà mal comme c’est pas permis : cette journée s’annonce excellente, à n’en pas douter. C’est ce moment que choisit l’étudiant sage-femme, qui jusque là observait au fond de la pièce (et qui, s’il avait été un peu malin, aurait continué comme ça) pour me demander si j’ai vraiment mal. Ben non ducon, je fais semblant tu vois, je suis rien qu’une grosse mytho qui adore attirer l’attention sur elle. Je m’apprête à me lever pour lui dévisser la tête et sortir les yeux de ses orbites avec une petite cuillère, quand ma sage-femme lui précise avec un regard noir que oui, la dame a vraiment, vraiment mal. On me passe une tout à fait seyante petite tenue bleue (peut-être un peu trop échancrée au niveau des fesses à mon goût) on me déménage dans la salle de travail et c’est parti pour l’installation de l’artillerie lourde, monito, perfusions et tout ce qui va bien.

9h : J’appelle en urgence pour avoir une bassine. Vomir de douleur, c’est bien la première fois que ça m’arrive. Et pour une première, c’est plutôt assez réussi, étant donné que je vais vomir comme ça à peu près tous les quart d’heure, pendant 3 heures. Mon corps se tord à chaque contraction, aucune position ne soulage ma douleur.

La sage-femme me demande si je veux la péridurale. Tu m’as bien regardée là ? J’ai vraiment une tête à refuser la péridurale ? Sauf que pour le moment, l’anesthésiste est occupé à autre chose, il a eu une césa d’urgence. Puis une autre. Tenez-bon hein, il arrive tout de suite… Ou pas.

Entre temps, l’Homme déboule à l’hôpital. Lorsqu’il arrive devant la chambre, la sage-femme lui barre l’accès pour le prévenir de ne pas s’inquiéter, je ne vais pas très bien et ne suis pas vraiment dans mon état normal. Quand je vois la tête de l’Homme, même s’il fait ce qu’il peut pour essayer de sourire et d’être rassurant, je comprends que je dois faire peur à voir. Et je continue de vomir, avec constance et régularité, pas comme ces connasses de contractions qui n’en font qu’à leur tête. J’insulte l’Homme qui me fait remarquer que si on m’interdit de boire de l’eau, il n’est sans doute pas bienvenu de vider dans ma bouche le brumisateur Evian. Je vomis encore. Je sens que je ne suis pas en pleine possession de mes moyens, que la douleur me fait un peu divaguer, et je déteste ça (plus tard, l’Homme m’avouera que je perdais franchement les pédales, et que les rares phrases que je pouvais dire n’étaient pas des plus sensées…)

Midi. Alleluia, Dieu entre dans ma chambre. Il porte une blouse blanche et a dans les mains une aiguille si grosse que si j’avais pu, je me serais enfuie en courant. Mais aucune importance, à l’heure qu’il est, et après des heures à souffrir autant, je suis prête à tout. Si l’Homme n’avait pas été là, et si je n’avais pas eu une haleine de poney malade, rapport au 54 vomis, je lui aurais roulé une galoche. En attendant, il me demande de ne surtout pas bouger pendant qu’il installe la péri. Je demande ma bassine pour vomir, et commence à perdre un peu connaissance. Je chancelle, j’ai du mal à rester assise. L’Homme et la sage-femme me tiennent comme ils peuvent, et ce gros plouc d’anesthésiste mon sauveur me demande de faire une effort pour ne pas bouger. Mais bien sûr mec, il fallait le dire plus tôt, je ne savais pas, gourde que je suis, qu’il suffisait de faire un effort. Trouduc.

Enfin. Près d’une demi-heure plus tard, alors qu’il m’avait promis que ça serait quasi immédiat, mais que veux-tu, on est poissard ou on ne l’est pas, les effets de la péri se font sentir. Et je revis, littéralement. Déjà je ne vomis plus, ce qui est un progrès très remarquable. Et les contractions qui me tordaient de douleur passent maintenant comme si de rien n’était. Moi, je ne lâche plus la petite manette que m’a confiée Dieu, et qui permet de rajouter du produit anesthésiant. Et j’appuie dessus comme une maboule toutes les 30 secondes, même s’il m’a bien expliqué que ça ne servait à rien du tout, vu que le bordel restait bloqué 10 minutes entre chaque pression, pour ne pas risquer d’envoyer trop d’anesthésiant. M’en fous, trop peur de souffrir à nouveau…

On tient le bon bout… ah ben non, pas du tout en fait

Les heures suivantes sont longues, mais se passent plutôt très bien. On patiente, on papote tranquillement, on regarde les contractions sur le monito en ricanant. J’appuie frénétiquement sur ma petite manette, quand même. Régulièrement, la sage-femme vient contrôler la dilatation du col. Suivie de près par l’étudiante sage-femme, qui me demande à chaque fois la permission (ou la joie d’accoucher dans un hôpital universitaire). Je vous en prie, c’est journées portes ouvertes aujourd’hui ! Le travail avance bien, le col s’ouvre lentement, mais sûrement. On se voit déjà avec l’Homme, dans quelques heures, avec Nana dans nos bras, et nos familles qui auront sûrement le temps de venir s’extasier devant sa frimousse avant ce soir.

15h, je suis à 7

16h : je suis à 8

17h : je suis à 8

18h : je suis à 8

18h30 : je suis à 8

Je vois bien à la tête de la sage-femme qu’elle est un peu inquiète. Parce qu’elle a rompu la poche des eaux et que le liquide amniotique n’avait pas une couleur normale. Parce que le tout petit cœur de Nana s’emballe puis ralentit beaucoup trop, d’un moment à l’autre. Elle m’explique qu’on va essayer de pousser une fois, et attendre encore un tout petit peu, mais que si rien ne change très vite, il va falloir faire quelque chose.

Et ce quelque chose, je sais exactement ce que c’est. Ce quelque chose, c’est tout ce que je redoutais, tout ce que voulais éviter, à tout prix. Ce quelque chose, sans trop que je sache pourquoi, il me terrorise. Je pousse de toutes les forces qu’il me reste, mais rien à faire. Le col ne s’ouvre plus, et Nana est en souffrance, beaucoup trop. Et la sage-femme prend la décision qu’il fallait, et prononce ce mot qui me fait si peur : la césarienne d’urgence.

A partir de ce moment-là, tout va très vite. Je fonds en larmes, l’Homme essaie de me rassurer pendant qu’on emporte mon lit dans une pièce tout à côté. Alors que j’ai passé toute ma journée avec lui, ma sage-femme et sa gentille stagiaire, me voilà au milieu d’une armada de médecins et personnels soignants en blouses (enfin une dizaine quoi, et c’est déjà beaucoup), dans une chambre à la lumière éblouissante. Je panique complètement, et ne lâche pas des yeux ma sage-femme, qui reste tout près de moi. Cette tête maintenant familière et qui a si bien su me rassurer toute la journée.

On me soulève d’un lit à l’autre, on m’attache les deux poignets avec des espèces de harnais, et on installe un champ devant moi. Le tout sans aucun ménagement. Je me concentre sur sa voix qui me rassure et me fait du bien, Elle. Un homme me passe rapidement un pinceau sur le ventre et me demande si c’est froid ou chaud. Je réponds que je n’en sais rien, je n’ai rien senti. Il crie alors à un autre médecin que c’est bon, elle est prête. Euh, attendez un peu là, je ne suis plus très sûre de ne ma réponse tout à coup, je peux avoir droit à un deuxième essai ? Pas que je ne fasse pas confiance à un vieux pinceau sur mon ventre, mais bon on ne sait jamais…

19h20 : pas le temps de cogiter plus longtemps, on m’annonce qu’on m’ouvre. Charmant. Et là, tout va à une vitesse incroyable. Je la sens. Je la sens sortir de mon ventre. Je sens absolument tout, sans aucune douleur. Et elle est là. Je l’entends immédiatement crier ; un cri fort qui me fait échapper un sanglot, et qui encore aujourd’hui résonne clairement dans ma tête. Ce cri, je ne l’oublierai jamais. Il est ancré dans ma chair, il est en moi. On approche Nana de mon visage, en me prévenant qu’il ne faut pas m’inquiéter, on va aller la laver. Je m’en fiche complètement. Je l’embrasse tendrement, je la trouve belle, je la trouve parfaite. Et je la regarde s’éloigner en pleurant.

Commence alors la demi-heure peut-être la plus longue de ma vie. Alors une chose est sûre : pendant la césarienne, on n’a pas mal. Aucune douleur. Par contre, on sent tout. Absolument tout. J’ai l’impression que ces brutes de chirurgiens retournent l’intérieur de mon corps, le brassent violemment. Et cette impression, pour moi, elle est tout à fait horrible. Ils n’en finissent pas de remuer l’intérieur de mon ventre, je me sens tellement mal… Cette césarienne, je la vis aussi mal que j’aurais pu l’imaginer, et pire encore. Et bien évidemment, ça n’est pas fini, ça aurait été trop simple. Quelques détails supplémentaires viennent un peu pimenter la chose :

  • Je fais une hémorragie de la délivrance, ce qui est relativement rare, veinarde que je suis. Ce qui veut dire qu’au moment d’extraire le placenta, je perds beaucoup trop de sang. J’échappe de justesse à la transfusion sanguine, parce que je suis jeune et en bonne santé.
  • Mon utérus ne se rétracte pas. En tous cas pas assez vite, pas assez bien. A cause de cela, je vais passer 4 heures en salle de réveil, au lieu des 2 habituelles. 4 heures pendant lesquelles les dames qui veillent sur moi ne vont cesser de contrôler l’état de mon utérus, et appuyer dessus avec tout le poids de leur corps pour l’aider à retrouver une taille normale. je pleure de douleur, encore.
  • Je suis frigorifiée et tout à coup prise de tremblements incontrôlables, et toutes les couvertures qu’on peut me donner n’y font rien. Puis cela passe comme c’est venu, sans trop qu’on sache expliquer pourquoi ni comment.
  • Il faut encore m’installer des perfusions, sauf qu’on ne trouve pas de veine potable sur mon autre bras. Mais on pique quand même, pour voir. Pareil avec l’intérieur de mes deux poignets, sans résultat. On finit par installer la perf sur le dessus de ma main. C’est désagréable et douloureux, et aujourd’hui, quand je tapote ma main, je sens exactement cette petite douleur, à cet endroit précis.

Heureusement, une petite bulle de douceur au milieu de ce tumulte et de cette douleur : alors que ça n’est normalement pas autorisé, l’Homme et Nana, dans sa couveuse, viennent me rejoindre en salle de réveil. Mes deux amours, ces deux personnes que j’aime le plus au monde. Et ils me regonflent le cœur, immédiatement. Je ne peux pas détacher mon regard de ce petit bout, si belle, si fragile. Je voudrais arrêter le temps et la regarder toute ma vie.

Après 4 heures, donc, je peux enfin regagner ma chambre, avec mon Homme, avec ma Nana. On l’admire pendant un temps infini, on la photographie encore et encore, on appelle nos famille et nos amis pour leur annoncer cette belle nouvelle. J’appelle enfin mon Papa pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, et lui annoncer le plus beau cadeau qu’il puisse imaginer. On est bien, on est heureux.

Il est tard, et l’Homme rentre à la maison pendant qu’on s’apprête à dormir avec Nana. Ce que la sage-femme redoutait est bien arrivé : on a toutes les deux attrapé une infection, et on est brûlantes de fièvre. On me propose de prendre Nana pour la nuit, histoire que je puisse me reposer un peu. Mais il en est hors de question : je ne veux plus la quitter, pas une seule seconde. Je me veux plus être loin d’elle un seul instant. Je la prends dans mes bras un très long moment, avant de la reposer dans sa couveuse, tout à côté de moi. Et je m’endors en la regardant. Elle est là, avec moi. Enfin. Elle qu’on a tant désirée et tant rêvée. Elle est déjà tout pour moi. Et même si la nuit a été courte et hâchée, heureusement que je l’ai gardée tout près de moi, car le lendemain…

Mais demain est un autre jour, affaire à suivre, très vite !

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4 Comments

  • Reply Marie

    Des sourires et des larmes a lire ton récit…

    21 mai 2014 at 19 h 49 min
    • Reply Marie DiaboloCitron

      Je te remercie Marie, cela m’a fait la même chose de l’écrire… Un vrai exutoire en fait !

      22 mai 2014 at 9 h 01 min
  • Reply Aurélie

    En te lisant je viens de revivre mon accouchement, j’ai tout revu les étudiants (CHU aussi) les blouses bleues, les gens qui courent partout, les regards inquiets, les lumières, l’oxygène dans le nez qui fait tourner la tête… Je pense que j’aurais bien besoin de l’écrire moi aussi mon accouchement…

    Bisous ma Marie <3

    21 mai 2014 at 22 h 48 min
    • Reply Marie DiaboloCitron

      Si tu en as envie, je te le conseille vraiment, Ça m’a fait un bien fou, que je ne soupçonnais pas, de mettre des mots sur tout ça, et d’en écrire la trace. Bisous ma belle <3

      22 mai 2014 at 9 h 03 min

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