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Babouche, Nana & moi

Pour commencer, bienvenue chez moi ! Mais avant de me lancer dans ce blog, quelques présentations s’imposent !

baboucheVoici d’abord Babouche.

Au début, avec l’Homme, on pensait que Nana était sans doute trop petite pour s’attacher à un doudou. Bah oui, parce que bien évidemment, on lui en avait choisi un, de doudou. Un cherché longuement et avec amouuur, des semaines avant l’accouchement. Un joli petit lapinou rose et blanc, trop mignon tout plein, trop choupi, parfait pour notre futur mini-nous (oui, on est encore un peu niais quelques semaines avant l’accouchement…). Et même que en bons parents prévoyants et organisés, on en avait acheté deux. Malins quand même. Et quand Nana est enfin arrivée, Lapinou trônait dans le joli petit nid douillet à côté de la gigoteuse et du tour de lit crojolis, prêt à être câliné et bisouillé.
Sauf que Nana, Lapinou elle s’en foutait comme de sa première couche. Et que pendant des semaines et l’a royalement snobé et laissé traîner piteusement au fond de son lit.
Normal, elle est trop petite pour avoir un doudou, s’est-on dit.
Et puis un jour, le facteur a amené à Nana un petit colis, dans lequel se trouvait un petit nounours bleu, un cadeau de mon cousin (merci cousin. Non, vraiment). Un peu bizarre, avec des tâches de couleur sur le ventre et une tête pas franchement choupi pour le coup. Bof Bof le nounours pour faire simple.
Nous l’avons donc installé dans le lit de Nana à côté d’une ribambelle d’autres nounours en tous genre, des tout jolis, des super doux, des rigolos et des franchement moches. Pensant qu’il trouvait assez bien sa place dans cette dernière catégorie.

lapinou
« Mais c’est qui ce plouc qui a squatté ma place ? »

Et ce fut le coup de foudre, la révélation : Nana ne voulait pas de Lapinou rose et blanc cromignon, ni d’autres oursons teeeelement adorables. Elle voulait LE nounours bleu vilain. Epicétou. Tous les frottages de petit nez, tous les filets de bave dégoulinants, tous les gros câlins collés, c’était pour lui.
On s’est donc fait une raison avec l’Homme : notre Nana n’était peut-être pas une petite princesse mignonne qui aime le rose et les lapins. Par la même occasion, on s’est aussi demandés de qui elle tenait ses goûts plutôt douteux (de l’Homme, ça va de soit hein).
Pour finir, il fallait quand même trouver un petit nom à la bestiole qui était destinée à devenir le fidèle ami de notre Nana. L’étiquette l’appelait Baba, sauf que Baba, ça nous rappelait vaguement un reportage qu’on avait vu un jour sur le Vietnam. C’était le nom de tortues à carapaces molles assez répugnantes et servies à manger. Tellement glamour comme nom de doudou…
Du coup Baba est devenu Babouche, je ne sais pas trop par quelle déformation. Et des mois et des mois plus tard, il est toujours là, de tous les voyages, de tous les trajets en voiture et de tous les dodos. Juste un peu plus puant et un peu plus pelé.

P2054353Et puis Nana. Mon petit amour, ma blondasse, ma crapouille. Mes petites bouclettes blondes, avec ses yeux bleu clair et son sourire coquin. Ce petit bout de rien du tout qui a bouleversé nos vies, comme ça, du jour au lendemain.
Celle qui nous a privés de nos grasses matinées et de nos soirées de débauche. Qui a rempli nos journées de couches bouseuses, de romi et de bave. Qui m’agace tellement parfois avec ses colères, ses caprices et ses cris de putois. Qui n’est pas foutue de jouer toute seule 10 minutes et me fait changer les couches de Bébé 28 fois par jour. Qui me demande pour la huitième fois de la journée de chanter Meunier tu dors. Qui ne me laisse plus jamais seule aux toilettes. Qui me colle la honte à la première occasion, dans la rue, chez le docteur, au supermarché.

Et pourtant… Pour rien au monde on ne reviendrait en arrière, 21 mois plus tôt. Pour rien on n’échangerait tout ça avec notre vie d’avant. Parce que les bisous qui pètent, les séances de guillis sur le lit, les câlins avec les petits bras qui serrent fort, les livres lus et relus blotties l’une contre l’autre sur le canapé, les fous rires pour tout et n’importe quoi, les mercredis à la piscine, les danses devant les clips à la télé en criant à tue-tête, les balades tous les trois, les parties de cache-cache (toujours derrière la porte de notre chambre), les escapades en famille loin de tout, les longues minutes passées avec l’Homme à la regarder dormir, et à la trouver tellement formidable… Tout ça, ça n’a pas de prix.

P2084363Enfin ma trombine. Marie, 29 ans, une prof, une femme épanouie, une maman fatiguée mais tellement heureuse. J’ai toujours aimé écrire, raconter ma vie. Mais à personne, dans des petits cahiers gribouillés et rangés dans des cartons. Et puis il y a eu Elle, ma Nana. Elle qui m’a donné envie de sortir de ma petite bulle et de raconter toutes nos histoires à d’autres, de partager un petit morceau de nos vies.
Alors ici vous trouverez des rires, des grosses peurs, de la nourriture jetée par terre, du pipi sur le carrelage, du vomi sur des jolis pulls en cachemire, des dizaines de bouquins, un bordel sans nom, et plein d’autres petites choses. Ma vie quoi !

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